Ricochet(s)

HISTORIQUE DE L'ASSOCIATION

 

L’ORIGINE

Créée en 1982 à l’initiative du comité d’entreprise de l’institut médico-éducatif de Neuvic, Ricochets a vu 
le jour sous la dénomination ACSN (association culturelle et sportive neuvicoise).
L’objet en était, à l’origine, la diffusion de la culture, des arts, de la pratique des sports et des loisirs les bénévoles de l'association ont, dans un premier temps, organisé des rencontres sportives et des soirées à thème dans le souci de créer des échanges entre l’IME et la vie locale.
Des partenariats avec le comité des fêtes et le syndicat d’initiative de Neuvic ont été menés (fêtes, sorties, animations) créant ainsi une dynamique locale.

 

L’EVOLUTION

Le contexte socio-économique difficile sur le secteur a incité cette association à prendre un noveau tournant dès 1986:
- de nombreux licenciements à l’usine Marbot-Bata à partir de 1986
- création des restos du coeur par Coluche au plan national
- création des restos du coeur en Dordogne.
L’association s’oriente alors vers la solidarité :
- récupération de vêtements et création d’un vestiaire - friperie
- distribution de colis alimentaires sur Neuvic
- création des restos du coeur sur Neuvic en 1987.
En 1987, l’association change de nom et élargit son objet. Elle devient l’association sportive culturelle et de solidarité neuvicoise (ASCSN) et se consacre à la diffusion de la culture, des arts, de la pratique des sports et des loisirs ainsi qu’à la mise en place d’actions de solidarité et de secours 
au bénéfice des plus démunis.
Les bénévoles sont toujours très actifs et un premier salarié est recruté en contrat aidé. Les communes alentour s’impliquent également. Des galas de solidarité intercommunale sont organisés.

En 1990, sept personnes sont recrutées en contrat aidé. Certaines se chargent du secrétariat, de l’animation et des restos du coeur, d’autres sont mises à disposition dans d'autres associations locales,
au collège ou à l’IME.
Les bénévoles, très présents, deviennent tuteurs de ces contrats CES et participent aux projets de la structure.
En 1992, l’ASCSN (association culturelle et de solidarités nouvelles) prend de la distance avec l’association départementale des restos du coeur. Le volet aide alimentaire est abandonné au profit d’autres actions situées dans une logique de mobilisation des ressources des personnes en difficulté
en vue de leur insertion socioprofessionnelle.
Le service animation poursuit ses actions de développement local. Il organise brocantes, journées du livre,
forum des associations, gala de solidarité etc. La friperie reste toujours très active.
Sans pour autant abandonner complètement l’aspect caritatif, l’association s’oriente ainis davantage vers le secteur de l’insertion par l’activité économique en vallée de l'Isle.
- Création de l’association intermédiaire des deux Vallées en 1994 (mise à disposition de demandeurs d’emploi chez des particuliers)
- Création du chantier d’insertion TIGE : travaux d’intérêt général en environnement pour des communes avec des CES en 1995.
En 1999, le service animation est arrêté et l’AI des 2 vallées devient une association indépendante.
Fin 2006, l’activité bénévole de la friperie est transformée en chantier d’insertion "la Bobine"
2007 voit la création d’une entreprise d’insertion autour du recyclage des textiles. En effet, forte de son réel savoir-faire dans le traitement du textile, de sa volonté de toucher un public plus large, en particulier les femmes, et de trouver une suite aux chantiers d’insertion, l’ASCSN a travaillé à la mise en place de ce projet, depuis mené et géré par l’association La Tresse.
Ce dispositif complète sur la vallée de l’Isle l’offre d’insertion et contribue à régler des problématiques environnementales, sociales et économiques locales.

 

L’ASSOCIATION AUJOURD’HUI

En 2013, l’ASCSN prend un nouveau nom : RICOCHETS et poursuit ses actions d'accompagnement vers l'emploi en faveur des personnes en difficulté et ses actions de développement du territoire :
Deux ateliers chantiers d’insertion
Ces services accompagnent des demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minima sociaux, travailleurs handicapés, jeunes non qualifiés, dans leurs projets professionnels, par une mise en situation de travail et de production, la transmission de savoir-faire, la formation théorique et pratique, des entretiens individuels, des ateliers emploi, des actions en lien avec des problématiques sociales (santé, logement etc.), les techniques de recherches d’emploi, la mise en valeur des compétences, le repérage des freins à l’emploi, l’aide à la résolution de difficultés, la construction et réalisation d’un projet professionnel.
Les personnes sont salariées de la structure, en contrat de travail à temps partiel, pour une durée de 6 à 24 mois.
- Service environnement : aménagement et entretien des espaces verts, travaux forestiers, ouverture et entretien de sentiers de randonnée, restauration et entretien des berges de ruisseaux, entretien du petit patrimoine, amélioration du cadre de vie.
- Service textile La Bobine : boutique de vêtements et de linge de maison de 2nde vie, repasserie, couture, création de prêt-à-porter et accessoires à partir de matières 1ères de récupération, créations de costumes de scène pour des compagnies, organisation de défilés de mode.
Un organisme de formation
- Techniques de base en espaces verts
- Techniques de base couture et repassage
- Sauveteur Secouriste du Travail (habilitation Carsat et Msa)
Participation à des projets de développement du territoire
- Collectif Relais Insertion DORdogne (CORIDOR) : mutualisation autour de la formation du public en insertion, des méthodes d’accompagnement social et professionnel, du développement de nouvelles activités en lien avec le recyclage des déchets, achats groupés entre autres.
- L’Eaudyssée d’Aquitaine : projet collaboratif de développement du territoire par la culture, la culture levier d’insertion et de lien social, créatrice d’activités économiques, localement.

Ces différentes activités mobilisent une soixante dizaine de personnes par an :
- Une dizaine de bénévoles
- 9 salariés permanents
- Une cinquantaine de salariés en insertion